Le GIEC lance une nouvelle fois l'alerte rouge pour l'humanité.
13 août, 2021

Le G.I.E.C, c'est quoi?


Le Giec (IPCC en anglais), c'est le groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat. Ils évaluent l'état des connaissances sur le développement du climat, ses causes et ses impacts. Ils expliquent comment limiter l'ampleur du changement climatique et comment s'adapter aux conséquences attendues.


Le groupe est essentiel pour alerter les décideurs et la société civile. Il est composé d'équipes de recherche impliquant plusieurs centaines de scientifiques travaillant dans la recherche climatique depuis plusieurs années. 


Le sixième rapport vient de sortir. Sa rédaction a débuté en 2017-2018 et rassemble les connaissances scientifiques les plus avancées que l'on ai à ce jour. Il arrive au bon moment pour éveiller la communauté mondiale car un bilan sur les accords de Paris sur le climat est attendu pour évaluer les progrès (ou pas) des objectifs à accomplir. 










Qu'est ce qu'on sait aujourd'hui ? 

Le rapport fait état de plusieurs faits qui sont maintenant scientifiquement établis: l'influence humaine sur le climat est certaine, rapide et se manifeste par des phénomènes climatiques extrêmes. Toutes les régions du monde sont déjà affectées par le changement climatique et certaines conséquences du changement sont irréversibles, en particulier en ce qui concerne les océans, les calottes et le niveau de la mer. 

Vers quoi va-t-on ? 

Dans le monde, les conséquences du réchauffement sont larges et diverses. C'est pourquoi on parle de changement climatique et non de réchauffement. L'augmentation de la fréquence des vagues de chaleur, des fortes précipitations, la réduction de la banquise et de la couverture neigeuse. Ainsi que l'intensification des sécheresses et les inondations par exemple.

Pour l'Europe, le GIEC conclut avec une grande certitude que toutes les régions d'Europe connaitront un réchauffement. Le nombre d'épisodes de chaleur extrême et d'incendies ont déjà augmenté et continueront à augmenter. Les vagues de froid diminueront ainsi que le nombre de jour de gel. 

En Europe occidentale et centrale (là où la Belgique se situe), les conséquences attendues sont des inondations pluviales voire fluviales si le réchauffement dépasse les 2°C.

A qui la faute? 

A tout le monde. L'inaction climatique des politiques autant que l'inaction personnelle est un fléau pour l'humanité. Il est important d'arrêter de se rejeter la faute et commencer à agir dans toutes les branches qui nous sont accessibles.  

Depuis la révolution industrielle, l'homme a un besoin de plus en plus conséquent en énergie produite par du charbon, du pétrole et du gaz. En plus de cela, l'agriculture intensive, l'élevage à grande échelle et le marché important des bois précieux a fortement augmenté la déforestation. Le CO2 dans l'atmosphère est présent en quantité gigantesque dû aux feux de déforestations. Elle représente, à elle-seule, 12% du total des émissions mondiales ! 

Qu'est ce qu'on peut faire? 

Le transport, lui, représente plus de 20% des émissions en Belgique ! Les moteurs des voitures sont en effet plus économiques mais nous roulons dans des voitures plus lourdes et nous effectuons plus de kilomètres qu'auparavant. Ce qui nous fait consommer plus de carburants. 

Utiliser les transports en commun, faire les trajets courts à pieds ou à vélo, ne pas transporter de charge lourde inutilement, ne pas faire fonctionner trop l'AC ou le chauffage, ne pas laisser le moteur allumé plus de 30sec, utiliser des voitures partagées sont des idées essentielles pour diminuer, ensemble ces émissions. 

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Le chauffage

En Belgique, nous sommes de gros consommateurs d'énergie. D'ailleurs le transport et les déplacements sont les deux seuls secteurs à encore accuser une augmentation des émissions. La consommation d'énergie fossile représente 20% des émissions totales de notre pays. Cela concerne, en particulier, le chauffage et l'air conditionné ainsi que la production d'eau chaude. Il est assez facile de diminuer le chauffage en commençant par le réduire 1h avant d'aller se coucher, et le réduire au max pendant la nuit ainsi que le couper totalement dans les pièces inoccupées. 

Faire la vaisselle à froid et à sec pour ce qui n'est pas trop sale (et laisser tremper au préalable), se laver les mains à l'eau froide, prendre des courtes douches, fermer les robinets quand on se lave les mains ou qu'on se brosse les dents sont déjà de bonnes pistes. Ne jamais laisser couler l'eau inutilement.

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L'alimentation Bio, locale et Zéro déchet

L'alimentation représente plus de 30% de notre empreinte écologique. Une grande partie de l'énergie indispensable à notre nourriture est "cachée"  car elle est due aux transports, à la culture et à la production. 

Adopter quelques réflexes: utiliser un couvercle peut demander 2x moins d'énergie. Décongeler vos produits au réfrigérateur la veille au lieu du micro-onde. Le frigo consommera moins et le micro-onde ne consommera pas. Privilégier le vrac, le frais, le bio, le local et de saison. Faire une liste de courses pour éviter le gaspillage. 

Diminuer votre consommation de viande car l'élevage est une grande source d'émission de méthane (qui a un pouvoir de réchauffement 21x supérieur au CO2). En effet, 18% des émissions belges sont liées à l'élevage. Préférez donc une source de protéines alternatives (céréale, riz, lentille, haricot rouge, pois chiche,...) 

Acheter local et donc de saison, vous sauverez une bonne quantité de CO2 ! Attention aux idées reçues: il est encore pire d'acheter sous serres chauffées en Belgique qu'en bateau d'un pays lointain. La solution? Privilégier les maraichers près de chez vous. 

Quelques chiffres à savoir : 

- 1 kg de pommes par bateau de nouvelle Zélande = 0,1 l de pétrole ou 0.3 kg de CO₂.
- 1 kg de tomates cultivées chez nous, sous serre chauffée = 0,8 l de pétrole ou 2,3 kg de CO₂
- 1 kg d’asperges amené par avion du Guatemala = 1,8 l de pétrole ou 5 kg de CO₂

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Eviter la pollution numérique

La pollution numérique, c'est toutes les formes de pollution engendrées par les nouvelles technologies qui commence au moment de leur fabrication jusqu'à leur fin de vie. La première chose à faire? Utiliser moins d'objets informatiques, et les faire durer plus longtemps.

Pour une nouvelle télé, il faut extraire 2,5t de matières premières et générer 350kg de CO2 soit un aller-retour Paris-Nice en avion. En plus de cela, il faut ajouter les drames humains, on parle de minerais du sang, et la pollution de l'industrie minière à cause des rejets toxiques dans l'eau, les sols et l'air. Le rapport de l'ONU évalue que 75% des déchets électroniques ne vont pas jusqu'aux filières de recyclage et une partie du reste de ce pourcentage ne pourra pas être recyclé à cause de leur forme. 

Vous savez qu'un e-mail pollue ? En un an, les courriels d'une société de cent personnes génèrent une pollution égale à 14 aller-retours Paris-New-York. Le streaming, lui, représente 60% des flux de données sur internet. Un long film sur Netflix en HD peut peser 300 000 fois plus qu'un e-mail sans pièce jointe. Ca commence à faire beaucoup ! Une partie de la solution? Lire un peu plus de livres,  supprimer ses e-mails et se désabonner des newsletter qu'on ne lit pas. 

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Voici quelques pistes pour essayer que le prochain rapport du GIEC soit moins alarmant et tenter d'offrir un monde décent à nos enfants ;). 

Crédit photo: © Pixabey, Greenpeace, climat.be

Publication & Rédaction:

Camille

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