Zoom sur les sucres lents et les sucres rapides
27 juillet, 2021

Les sucres sont notre source énergétique alimentaire principale. Mais ils peuvent, à la fois, être un poison, et à la fois, être un merveilleux apport pour fournir du carburant à notre corps. Nous verrons donc quelles sont les sources de sucre dont notre organisme à besoin, et pourquoi d’autres sont à éviter autant que possible. 

    En terme de sucres rapides, vous en avez deux types: les sucres rapides raffinés, que l’on retrouve dans les sucreries industrielles, et les sucres rapides non raffinés, que l’on retrouve dans les fruits frais séchés, les jus concentrés, le sirop d’érable et d’agave, les sirops de céréales, le miel brut véritable, le sucre de canne brut, etc… Cette deuxième catégorie de sucres rapides, bien qu’à consommer avec parcimonie sauf pour les fruits, est largement préférable à la première car elle contient les micronutriments que les produits industriels ne contiennent pas. En effet, lorsqu’on ingère des sucres transformés raffinés, il s’agit de calories vides. Nous n’en retirons aucun bienfait pour le corps ! Au contraire, à forte dose, les effets secondaires ne sont pas souhaitables car on augmente alors le risque de développer des maladies inflammatoires, les caries dentaires, les maladies cardio-vasculaires, le diabète, et la liste est encore longue… 


   Il y a ensuite les polysaccharides, qui sont ce que l’on appelle plus communément, les sucres lents. On les trouve dans les amidons provenant du pain, des céréales, du riz, des pâtes, des pommes de terres… En principe, ces sucres composent chacun de nos repas. Évidemment, pour en garder un maximum de bienfaits, il est préférable de les consommer biologiques et semi-complets à complets. Lorsque les céréales sont consommées complètes et biologiques, l’enveloppe du grain n’a pas été enlevée et celle-ci contient la majeure partie des vitamines et des minéraux.

     Mais ce qu’il faut savoir dans un premier temps, c’est que pour bien profiter des bienfaits des céréales, il est important de bien mastiquer. C’est un geste banal, mais la mastication va permettre le broyage et le mélange des aliments à la salive. Le PH de celle-ci se situe entre 6,5 et 7 et contient une amylase: la Ptyaline qui débute la simplification des grosses molécules d’amidon. Pour les glucides, l’imprégnation par la salive est particulièrement importante car elle permet l’action de la ptyaline déjà au niveau buccal. La ptyaline continue ensuite son action dans l’estomac, jusqu’à ce que le PH, devenu trop acide, l’inactive. Cette enzyme n’agit plus à un PH en dessous de 4.

    De fait, si vous avez déjà entendu dire qu’il ne fallait pas manger de fruits au cours du même repas dans lequel vous ingérez des féculents, c’est simplement parce que les fruits, ayant un PH plus acide, inactivent l’action de la ptyaline et viennent entraver la digestion. A contrario, lorsque vous consommez des légumes au cours du même repas, l’association des sucres avec les fibres permettront à ceux-ci d’être absorbé progressivement et ainsi, empêcher le cercle vicieux d’hyper et hypoglycémies de s’installer. 


  Vous l’aurez compris, tous les sucres ne se valent pas. Plutôt que de remonter rapidement son énergie par une barre sucrée, il vaut mieux manger des céréales complètes à vos repas et, en cas de petite faim, mieux vaut manger des fruits ou des fruits secs… Bio, bien sûr! 

Photo illustrant l'article: sante.journaldesfemmes.fr, pixabey, 

Rédaction: Céline

Publication: Camille

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